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French Kiss Detour

Financialization, Economic Valuation, and Media Representation
La Financiarisation, la Valorisation Économique et la Représentation Médiatique


Soon available on english !
Round table series
artgenève art fair
march 2022


episode 33
Mar 5 2022 at 3 pm


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À propos de nos invité.e.s


Laurence Rasti, artiste photographe, Suisse



Laurence Rasti est titulaire d’un CFC Graphic Design, d’un Bachelor en photographie de l’ECAL et d’un Master en Arts Visuels à la HEAD. Depuis 2020, elle est maître d’enseignement HES en photographie à l’Ecole de Design et Haute Ecole d’Art du Valais.

Connue pour son travail engagé sur la notion d’identité et de beauté, elle explore les concepts de masculinité et de féminité et dénonce les inégalités. Son travail a été exposé dans diverses expositions collectives et individuelles à travers le monde, notamment au Musée de l'Elysée à Lausanne, au Museum of Contemporary Photography à Chicago et à la galerie d'art Fotohof en Autriche.

Website



Anne-Claire Bisch, Directrice générale des Ports francs et Entrepôts de Genève, Suisse



Anne-Claire Bisch est historienne de l'art, juriste, et la première femme à la tête des Ports francs et Entrepôts de Genève. Elle a travaillé comme experte en assurances d’art et d’objets de valeur pendant plus de 20 ans, d'abord pour Lloyds en Allemagne, en France, à Monaco et en Suisse, avant de lancer sa propre société de courtage d'assurance spécialisée dans les objets d'art et de valeur.

Elle enseigne à l'Université de Genève, à l'Université de Zurich, au Conservatoire des Arts et Métiers à Paris, à l'Ecole nationale d'assurances à Paris, à la Fondation pour la formation des adultes à Genève (Ifage) et à la Geneva Business School. Elle est membre de la Fondation pour le droit de l’art (FDA), de L’initiative Responsible Art Market (RAM) ainsi que du comité de la Chambre de commerce, d'industrie et des services de Genève (CCIG).

Anne-Claire Bisch est également l’auteure et co-auteure de Portraits de galerie (L&L éditions) et Une question de goût : la collection Zoubov à Genève (5 Continents éditions).

Geneva-Freeports



Frédéric Elkaïm, conseiller en art, spécialiste du marché de l’art et fondateur d’Art Now!, Suisse/France



Frédéric Elkaïm est spécialiste du marché de l’art contemporain, art Advisor, agent d’artistes, enseignant et auteur. Il a été directeur pendant plus de 10 ans de Drouot Formation, l’école du marché de l’art à Paris, puis conseillé en art pour le Cercle Menus Plaisirs à Genève (5 ans) où il a eu l’occasion d’enseigner, conseiller et coacher les artistes, collectionneurs et entreprises. Auteur de livres, textes et articles, sa dernière publication s’intitule Parlez-vous l’art contemporain ?, aux éditions Magellan. Il fonde Art Now ! en 2018, plateforme dédiée à l'enseignement, au conseil et la représentation d'artistes et organisation d'expositions.

Art-Now!
 





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avec
Laurence Rasti, artiste photographe, CH
Anne-Claire Bisch, directrice générale des Ports Francs et Entrepôts de Genève, CH
Frédéric Elkaïm, conseiller en art, spécialiste du marché de l’art et fondateur de Art Now! CH/FR



Les faits sont éloquents ! Si le prix record d’une œuvre d’art contemporain d’une femme se situe dans les dizaines de millions de dollars, le niveau maximal atteint par l’œuvre d’un homme doit être multiplié par dix ! Difficile alors pour certains de ne pas considérer que la « valeur artistique » des pièces réalisées par les artistes femme seraient inférieures à celle des hommes. On voit donc que la valeur « financière » surdétermine un biais de représentation négative beaucoup plus profond qu’il n’y paraît. Au-delà de ce constat, on peut également s’interroger sérieusement sur les analyses publiées dans les médias, qui amènent encore les « prescripteurs de l’art contemporain » (curators, collectionneurs, galeristes, responsables d’institutions, critiques d’art…) à établir la liste des « Top artistes » où les femmes sont reléguées à un petit vingt pour cent du panel. Ces chiffres ne signifient pas que le travail dynamique actuellement fait pour une meilleure validation du rôle des femmes manque d’efficacité. Mais il témoigne de la pesanteur d’un ancien système de validation du travail des femmes. L’inertie d’un mécanisme genré de reconnaissance qui s’inscrit dans l’Histoire de l’art est toujours bien présent ! Et au niveau des mécanismes purement économiques, la notion de « sécurisation » des transactions est évidemment à l’œuvre. En clair, la cote des femmes reste globalement largement inférieure à celle des hommes tout simplement parce qu’elles sont trop peu à être considérées comme les « blue chips » (les valeurs sûres) des maisons de ventes aux enchères et des grandes galeries internationales. Il est évident que la présence massive des hommes dans la direction des galeries ou des départements de ces grands acteurs du marché de l’art sont également des facteurs importants. Comment donc faire évoluer cet ensemble de phénomènes solidaires ? Peut-être en commençant à s’interroger de manière plus consciente sur les liens de cause à effet qui se nouent entre la valeur artistique, médiatique et économique de la pratique artistique des femmes…

Texte de Frédéric Elkaïm
conseiller en art, spécialiste du marché de l’art et fondateur de Art Now!